Législatives : le comité de liaison arrête le calendrier de désignation des candidats communs

Réuni le 9 juillet, le comité de liaison de l’Union des droites a arrêté le concept et le processus d’un calendrier de désignation des candidats communs pour les législatives. C’est le point sur lequel toutes les unions précédentes ont échoué : non pas l’accord de principe, mais la méthode qui permet de désigner un candidat sans humilier personne.
Un candidat unique par circonscription
Le principe reste celui inscrit dans la Charte : un candidat unique par circonscription, avec des exceptions possibles au premier tour, désigné par consensus au sein des commissions d’investiture multipartisanes. À défaut de consensus, l’arbitrage revient à une primaire locale ou à un sondage représentatif auprès des militants de l’ensemble des partis signataires.
Cette règle a un mérite : elle enlève à chaque appareil le pouvoir d’imposer seul son candidat, et elle enlève à chacun l’excuse de la trahison. Celui qui perd l’arbitrage a perdu devant des militants, pas devant un rival.
Des commissions installées avant la fin de l’année
Les commissions régionales devront être installées avant la fin de l’année, avec des représentants de chaque parti signataire de la Charte de l’Union. Le calendrier n’est pas cosmétique : une commission installée en janvier d’une année électorale arrive trop tard, quand les investitures sont déjà distribuées et que les egos sont engagés.
Ce que cela change
Depuis quarante ans, nos familles politiques additionnent des voix qu’elles ne transforment jamais en sièges, parce qu’elles arrivent divisées au moment précis où il faudrait arriver unies. La gauche et la Macronie, qui ne s’entendent sur presque rien, savent se rassembler le temps d’un second tour. Ce calendrier est la réponse concrète à cette asymétrie. Le texte de la Charte en détaille les engagements.
